Quels sont les vrais dangers des écrans pour vos enfants ?

Quels sont les vrais dangers des écrans pour vos enfants ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire a alerté, jeudi, sur la dangerosité des images 3D pour les moins de 13 ans. Mais les écrans plus classiques de télé ou d’ordinateur doivent aussi être regardés avec modération.

Avant 3 ans, la télé est fortement déconseillée.
Avant 3 ans, la télé est fortement déconseillée. (GÉRARD LAUNET / MAXPPP)

Ils dérèglent les réflexes oculaires, ce qui abîme leurs yeux

Les enfants manient les écrans à un âge toujours plus précoce. « Les chiffres indiquent que les enfants de 3 à 6 ans passent en moyenne une heure par jour devant un écran », explique le psychiatre pour enfants Michaël Larrar. Les 12-17 ans y passent en moyenne quatre heures et demie chaque jour.

Par rapport à la 2D (les écrans classiques), la 3D fatigue plus rapidement les yeux et peut surtout altérer le développement oculaire des plus jeunes. Chez l’enfant, « le système visuel en plein développement est encore fragile, explique au Monde Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. Il est contraint de fonctionner d’une façon qui n’est pas naturelle, ce qui pourrait avoir des conséquences néfastes à long terme. »

Dans le monde réel, les deux yeux convergent pour faire le point sur un objet. Le cristallin de chaque œil se déforme pour faire le point : un principe physiologique qui n’est pas possible avec la 3D. Là, l’œil peine à assimiler la coexistence d’un objet virtuel, l’objet en 3D, et d’un objet réel, l’écran plat, et les yeux de l’enfant prennent de mauvais réflexes. A un jeune âge, cela peut altérer la zone du cerveau qui se charge de fusionner les images.

Certains imputent aussi aux écrans la progression de la myopie dans les sociétés modernes. « On constate une plus grande fréquence de la myopie dès l’enfance et l’adolescence », affirme dans les pages du Monde Béatrice Cochener, présidente de l’Académie française de l’ophtalmologie. Mais le lien n’a jamais été démontré. « La théorie que le temps passé exagérément sur les écrans d’ordinateurs et consoles vidéos favoriserait le développement de la myopie ne trouve aucun support scientifique », faute d’études épidémiologiques, tempère le professeur Thanh Hoang-Xuan, chef du service d’ophtalmologie à l’Hôpital américain de Paris. Les chercheurs qui travaillent sur la myopie orientent plutôt leurs recherches sur un autre coupable : le temps croissant passé à l’intérieur des maisons et des appartements par les enfants, indique Slate.

Ils altèrent leur concentration, ce qui se fait ressentir à l’école

Plus les enfants passent du temps devant des écrans, plus leurs résultats scolaires sont mauvais. C’est ce que montre une étude publiée dans le numéro d’octobre 2014 de la revue American Journal of Family Therapy, qui analyse les habitudes de 46 000 familles américaines avec enfants (de la maternelle à la terminale). A partir d’une demi-heure de temps d’écran par jour, ils ont constaté une baisse régulière des résultats scolaires. La baisse est beaucoup plus prononcée après deux heures et, au-delà de quatre heures, la moyenne générale de l’enfant chute d’une classe.

Pour expliquer ces chiffres, les chercheurs invoquent les difficultés à trouver le sommeil que développent les enfants qui passent beaucoup de temps devant la télévision ou sur l’ordinateurSelon l’étude citée par le Huffington Post(article en anglais), les enfants qui passent quatre heures par jour devant un écran mettent en moyenne vingt minutes de plus à s’endormir.

Autre élément de réponse : les problèmes de concentration qui progressent avec l’exposition aux écrans.« Les dessins animés et les jeux vidéos habituent les enfants à une forte dose d’excitation, qu’ils ne retrouvent pas dans la vraie vie, explique le Dr Larrar. Parce que les autres activités deviennent moins captivantes, il devient plus difficile de se concentrer dessus. »

Ils poussent à la paresse intellectuelle mais, dans certains cas, aident au développement cognitif

Accros à l’excitation que provoquent les écrans, les enfants se désintéressent des jouets plus classiques. Le développement psychomoteur des jeunes enfants passe pourtant essentiellement par le jeu, selon Michaël Larrar. « Ils commencent par des jeux fonctionnels comme des cubes, puis s’amusent en imitant les adultes. Ils jouent à la maîtresse d’école, aux pompiers, ce qui leur permet de découvrir la réalité. » Viennent ensuite les jeux symboliques où les enfants mettent en scène leurs angoisses et développent leur imagination.

A l’inverse, les écrans non-interactifs, comme la télévision, les plongent dans la passivité. L’image s’impose à l’enfant qui se retrouve dans un processus linéaire. Il ne développe pas son imagination ou sa capacité à raisonner pour tenter de trouver une solution à un problème. « Il n’expie pas non plus ses angoisses, comme il peut le faire sur ses Playmobil ou d’autres jouets, ce qui est extrêmement important », explique le Dr Larrar. Mais tout n’est pas, pour autant, noir comme un téléviseur éteint.

A l’inverse, les écrans interactifs et particulièrement les tablettes aideraient les tout-petits dans leur développement cognitif et dans le calibrage de leurs sens. « La première forme d’intelligence chez les bébés est sensorimotrice, c’est-à-dire qu’ils adorent toucher du doigt ce qu’ils voient. Rien de mieux qu’une tablette tactile pour ça », explique sur France Culture Olivier Houdé, professeur de psychologie cognitive à l’université Paris-Descartes. En jouant avec des formes ou des sons sur l’écran, les bébés « créent dans leur cerveau une intermodalité entre plusieurs sources sensorielles ».

Pour aider les parents à y voir plus clair, le Dr Serge Tisseron a établi une règle assez simple : « le 3, 6, 9, 12« . Jusqu’à 3 ans, pas de télévision. Avant 6 ans, pas de console de jeux. A partir de 9 ans, l’enfant peut aller sur internet, mais avec ses parents. Enfin, à 12 ans, laisser l’adolescent découvrir le monde virtuel.

 

Source: http://www.francetvinfo.fr/sante/quels-sont-les-vrais-dangers-des-ecrans-pour-vos-enfants_738277.html

Publicités

Les Dangers Des Téléphones Cellulaires

Téléphone portable : ces risques que nous faisons courir à nos enfants

Aujourd’hui, à 10 ans, un enfant sur quatre possède un téléphone portable. Ils sont huit sur dix à l’adolescence. Les tous petits empruntent aussi bien souvent les mobiles des plus grands, quant aux ados, ils y passent des heures. Mais connaissons-nous vraiment les risques qu’ils courent ? Les risques pour la santé des téléphones portables sont plus importants chez les plus jeunes. Protégeons-les!

Pourquoi les enfants sont-ils plus exposés ?

Les enfants et adolescents sont les cibles les plus vulnérables aux rayonnements des mobiles. Leur cerveau est plus petit et leur système nerveux en plein développement. Les enfants fixent plus rapidement et plus massivement les ondes que sur les adultes (jusqu’à 50% en plus). Les précautions à prendre sont encore plus importantes chez les plus jeunes. Le mieux est encore de ne pas les laisser utiliser de portables.

Les conclusions inquiétantes de la recherche

Le Centre International de Recherche sur le Cancer a observé une augmentation du risque de cancer lorsque les enfants sont exposés à de grandes quantités d’ondes électromagnétiques.

Une étude australienne a conclu que l’utilisation de téléphone portable serait à l’origine de l’augmentation des cas d’autisme de par le monde. L’autisme, causé par une intoxication aux métaux lourds, est en effet le handicap en plus forte augmentation ces dernières années… parallèlement au boom des téléphones portables. Selon les experts à l’origine de cette étude, le rayonnement électromagnétique dû aux mobiles semble retenir les métaux lourds dans les cellules et empêcher leur élimination. L’utilisation des portables et de toutes les technologies sans fil accélérerait l’apparition des symptômes.

Et nous avons encore trop peu de recul pour évaluer l’ampleur des risques. N’attendons pas de découvrir de nouvelles conséquences sanitaires pour nous protéger et protéger nos enfants!

Quelles sont les précautions à prendre ?

Les précautions à prendre pour limiter les risques des ondes électromagnétiques sur la santé des enfants sont les mêmes que chez les adultes, mais elles doivent être suivies avec d’autant plus d’attention.

– Eviter de tenir le portable à trop courte distance du corps, particulièrement des zones vulnérables comme le cerveau ou les parties génitales, et ce, même si l’appareil est en charge ou en veille
– Pour cette raison, privilégier le mode haut-parleur les kits piétons ou des oreillettes (en évitant toutefois les modèles d’oreillettes sans fil qui dégagent elles aussi des ondes)
– Réduire le nombre et la durée des appels, en ménageant autant que possible une pause d’au moins une heure et demie entre chaque conversation
– Privilégier les SMS aux appels

Attention également aux appareils destinés à surveiller ce qui se passe dans la chambre des nourrissons: leurs ondes sont persistantes à plus d’un mètre. Eloignez-les de la tête de bébé!

Téléphones pour enfants : attention, ils ne réduisent pas les risques !

Des fabricants ont mis au point des téléphones spécialement conçus pour les enfants. Cette caractéristique ne s’appuie en rien sur une minoration des risques pour la santé des plus jeunes. Une seule variable permet aujourd’hui de connaître le niveau de radiofréquences émises par les mobiles et absorbées par notre organisme. Il s’agit de l’indice DAS (Débit d’Absorption Spécifique). Cet indice mesuré en watts par kilogramme est limité à 2 w/kg pour tout téléphone portable vendu sur le marché français. Il est obligatoirement mentionné sur la documentation des téléphones et chez les vendeurs.

En janvier 2008, suite à la demande d’interdiction de vente d’un téléphone pour enfant adressée au ministère de la santé par des associations, le ministère, à défaut de donner suite à cette demande, avait appelé les parents à la prudence, estimant que l’hypothèse d’un risque n’était pas à exclure.

On peut d’ailleurs acheter sur internet des téléphones portables destinés aux enfants entre 4 et 8 ans, alors qu’ils sont interdits à la vente en France…

Source : http://www.protection-ondes.com/dangers-portable/6-telephone-portable-ces-risques-que-nous-faisons-courir-a-nos-enfants